Bio Express

Journaliste depuis 1960, Philippe Nicoli a obtenu une Plume d’Or en 1986. Il est natif de Rezza, un petit village de Corse du sud, son " coin de paradis ". Il était l’époux de Marie-José Nicoli, " Madame Consommation ", décédée le 26 avril 2003, et père de deux filles, Laetitia et Laurence. 

En deux mots...

"les barres sur les T", c'est...

 une chronique hebdomadaire, suite logique des "Points sur les i" que j'ai rédigé pendant de longues années dans le quotidien le Méridional qui rayonnait sur plusieurs départements de la région PACA.

Elle est aussi la suite souhaitée par mes fidèles lecteurs et amis du recueil publié il y a deux ans et encore disponible "les Points sur les i" (si vous souhaitez vous le procurer, contactez la librairie qui le distribue au 04.91.62.65.19. Possibilité de dédicace.)

Mercredi 11 novembre 2009
Mestre François sur son Modem perché
tenait en son bec un fromage.
Daniel et Martine par l'odeur alléchés
lui tinrent à peu prés ce langage:
" Hé bonjour et même rebonjour Mestre François
Que vous êtes joli, que vous nous semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage
Vous êtes le phénix des hôtes de ce bois"
A ces mots, Mestre François ne sent pas de joie.
Et pour montrer sa belle voix, il ouvre
largement son bec et laisse tomber sa proie
Daniel et Martine s'en saisissent et disent : "Mon bon monsieur, apprenez que tous les flatteurs vivent aux dépens de ceux qui les écoutent. Cette leçon vaut bien un fromage"
Pas sûr, hélas, que tout à sa haine de Sarkozy, François Bayrou prendra en compte ce message. Craignons au contraire qu'après s'être fait rouler dans la farine aux régionales de 2010 par les Verts et le parti socialiste, ses nouveaux amis, le rancunier béarnais ne retombe en 2012 aussi dans les griffes de Cohn-Bendit et Aubry.
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 4 novembre 2009
Même si la situation s'est un peu améliorée(on partait il est vrai de tellement loin!), Marseille reste une ville où la propreté ne saute pas aux yeux. Excepté quand il pleut, la pluie étant de toute évidence le seul cantonnier réellement efficace de la cité.
La propreté donc ne saute pas aux yeux. La faute sans doute à l'incivisme, au je m'en foutisme des habitants, des plus jeunes hélas en particulier, qui lorsqu'ils ont le choix pour se débarasser de leurs papiers gras ou de leurs bouteilles de bière, de coca ou de soda préfèrent le trottoir et la chaussée au contenu pourtant tout à côté. La faute sans doute aussi à la mauvaise organisation et programmation du ramassage.
Le bouquet...nauséabond, c'est quand une grève est déclenchée en plein centre ville qui plus est. C'est dans ces moments de tension et d'exaspération là qu'on mesure également la force...d'inertie des élus du Conseil municipal et de Marseille Métropole, solidaires et parfaitement unis dans l'inaction.
Marseille sera capitale européenne de la culture en 2013. Très bien, mais pourquoi ne pas tenter d'ici là d'en faire un peu avant la capitale européenne de la ...propreté? D'ici là mieux vaudrait assurément de retirer de la circulation ces tee-shirt officiels qu'on fait porter aux cantonniers et sur lesquels on peut lire(sans rire!): "Fiers denos rues"...
Au boulot messieurs afin qu'n jour prochain le feuilleton "Poubelle la ville", infiniment moins agréable à regarder et surtout à renifler disparaisse complètement des pages des quotidiens et des écrans de télé. Plus belle alors sera la vie pour les Marseillais et pour ceux qui viennent souvent des pays étrangers pour redécouvrir ou découvrir des lieux et des personnages que Pagnol a immmortalisés.
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 28 octobre 2009
Le déchaînement de violences qui précède ou suit depuis l'ère Tapie-Denisot chaque rencontre opposant l'OM au PSG est telleement stupide, et on le sent bien, tellement programmé et organisé qu'il devrait toujours être dénoncé à l'unanimité et les auteurs condamnés avec la plus extrême sévérité. Pas question dans des circonstances d'une pareille gravité d'en appeler à "l'esprit de clocher" pour défendre les fadas "locaux" et "enfoncer" les débiles mentaux venus de Paris, traduisez: de "l'estranger". Le maire de Marseille, Jean-claude Gaudin et le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini l'ont parfaitement compris en mettant dans le même panier tous les fous furieux qui ont déclenché des combats de rue dans la cité phocéenne dimanche après-midi. La sagesse et la raison auraient voulu que le maire du secteur concerné par les dramatiques évenements fasse preuve du même sens des responsablités et de la même impartialité. Patrick Menucci, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a cru bon et adroit de prendre parti, imputant aux seuls "supporteurs" parisiens, qualifiés de "jobards avinés, fascistes et racistes"(excusez du peu!) l'ensemble des désordres ayant apeuré, traumatisé et indigné les habitants du centre-ville de Marseille. Oubliant tout bonnement et bêtement au passageque 16 Marseillais ont été placés en garde à vue...
On imaginait sans trop de peine, pour l'avoir entendu fréquemment s'exprimer lors des présidentielles en tant que soutien de Ségolène Royal, que Patrick Menucci n'était pas l'homme politique français le plus futé. Mais de là à prévoir un dérapage, aussi inconsidéré, un manque aussi stupéfiant et affligeant de maturité, un emportement aussi imprudent!
Un carton rouge vraiment simplement mérité.
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 21 octobre 2009
Que tout cela soit bien net, clair et précis dans vos esprits: le favoritisme n'avait jamais existé dans nos pays, il a commencé avec Sarkozy! Avant lui, on était francs du collier et transparent, les cachotteries étaient immédiatement dénoncées et bannies.
Ainsi, l'idée d'assurer la promotion de ses amis ou d'aider ses enfants n'a jamais germé dans la tête de Mitterrand ni dans celle de Giscard ou de Chirac. Tous trois se sont abstenus rigoureusement de céder à la tentation. De même, Martine Aubry ne doit rien à Jacques Delors son papa.
Que tout cela soit bien net, clair et précis dans vos esprits:le favoritisme n'avait jamais existé dans notre pays avant l'arrivée à l'Elysée de Sarkozy. Ainsi on n'a jamais vu un syndicat d'enseignant favoriser la bonne affectation d'un adhérent, ni un responsable de FO ou de la CGT faciliter l'entrée d'un proche ou d'un mlitant dans une collectivité territoriale ou une administration. Impensable également q'un directeur de quotidien, d'hebdo ou de chaîne de radio ou de télévision fasse la courte l'échelle à un fiston ou à une relation. Il n'y a dans notre pays que des anges purs et radieux pour lesquels la compétence et le mérite sont les seuls critères de sélection.
Croyez vous enfin que si l'"immense" et "génial" jean-françois Kahn a atteri brutalement en première position sur les listes européennes présentées par François Bayrou, c'est uniquement parcequ'il a mis servilement depuis trois ou quatre ans son "Marianne" à sa disposition? Décidémment vous ne comprenez rien à rien. Partez du principe comme il vous y invite que ceux et celles qui, aujourdh'ui, font la morale au président sont absolument au-dessus de tout soupçon... Et qu'évidemment au bal des hypocrites, ils seront les plus présents et voyants! 
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 14 octobre 2009
Les jurés du Nobel, n'ont jamais été des modèles d'objectivité et leur discernement a très souvent laissé à désirer. Avec le temps évidemment et l'usure de l'âge arrivant, leur lucidité a sans doute pris la tangente plus qu'il ne fallait. L'idée d'attribuer à Barack Obama le Nobel de la Paix ne correspond en effet à rien de sensé. Malgré toute la sympathie que l'on peut éprouver pour le nouveau président américain, force est de constater que ses beaux discours et ses belles envolées, très efficaces médiatiquement, n'ont jusqu'ici aucunement influé sur les évènements, sur les comportements dans les zones à risques du globe. Et que les espérances suscitées depuis qu'à George Bush il a succédé ne se sont pas traduites dans la réalité. Le leader iranien est resté ferme sur ses positions concernant le nucléaire, se permettant de donner des leçons de morale et de démocratie aux pays occidentaux. En Afghanistan, c'est bien pire qu'avant. Enfin, on ne peut pas dire qu'entre les Israëliens et les Palestiniens, les amabilités soient redevenues d'actualité.
Puisqu'ils n'en sont pas à une bévue près, pourquoi les jurés du Nobel n'attribueraient-ils pas dans la foulée à Barack Obama le Nobel de Littérature, puis celui de l'Economie suivi de celui de Physique et de celui de Médecine? Le délire est "amusant" que poussé à l'extrême...Quand par exemple un Nobel de la Paix ressemble à un Nobel de la ...plaie!
Mais revenons à nos "moutons" pour craindre qu'en acceptant de se rendre à Oslo pour recevoir un prix qu'il juge lui-même immérité, Barack Obama ne passe auprès des Américains pour un chef d'Etat plus soucieux de conforter sa notoriété que de régler les très graves problèmes économiques et sociaux auxquels ils sont confrontés après l'énorme crise financière partie de chez eux.
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 7 octobre 2009
L'un était président de la République, l'autre Premier ministre. Hier encore hommes politiques très importants, ils sont aujourd'hui consternants.
C'est le 1er octobre que Valéry Giscard d'Estaing a publié aux éditions de Fallois-XO, sous le titre "La princesse et le président", l'histoire d'une idylle passionnée nouée dans les années 80 à Rambouillet entre Jacques Henry Lambertye, chef d'Etat français lui ressemblant trait pour trait et lady Pat, "princesse de Cardiff" engagée dans des actions caritatives et malheureuse en ménage. Même les lecteurs les plus abrutis reconnaîtront dans ce portait Lady Di. Impossible d'affrimer à l'heure qu'il est(l'auteur du livre l'a formellement démenti) si c'est VGE et la regrettée Diana qui ont réellement vécu cette romanesque liaison. Ou s'il s'agit simplement, d'un coup de pub attrape-nigauds pour assurer une confortable diffusion. De toute façon, la manoeuvre ou l'intime révélation ne redoreront pas l'image de celui qui occupa pendant sept ans à l'Elysée les plus hautes fonctions. A 84 ans, on a parfaitement le droit de jouer au papie mais pas de se ridiculiser en midinette ou pire encore en...Papy Di!

" Je suis ici par la volonté et l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, j'en sortirai libre et blanchi par la volonté du peuple français". C'est par cette entrée en matière théâtrale ou plutôt guignolesque que Domnique de Villepin se prenant subitement pour Victor Hugo a donné, au tribunal de Paris, le coup d'envoi du procès Clearstream, affaire dans laquelle il est poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse".  Accompagné de ces trois enfants(qui n'étaient pas "vêtus de peaux de bêtes") et posant longuement devant les caméras, l'ex locataire de Matignon s'est mis en scène avec une complaisance et un égo démesurés.
L'avenir nous dira si Dominique de Villepin a eu raison de se présenter en victime innocente livrée au bourreau. Tel un nouveau duc d'Enghien au tragique destin que Sarkozy aurait prévu de faire fusiller à Vincennes le lendemain... Permettez nous cependant de trouver le procédé "un peu gros".
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Vendredi 2 octobre 2009
C'est vrai que l'affaire remonte à plus de 30 ans, c'est  vrai que Roman Polanski, "oscarisé" à Hollywood pour "le pianiste", est un des cinéastes les plus importants de notre temps, c'est vrai qu'il a 76 ans, c'est vrai enfin qu'il est citoyen français. Mais ces quatre raisons ou plutôt ces quatre informations rappelées peuvent-elles, doivent-elles, empêcher le parquet de Los Angeles de demander l'extradition de Roman Polanski vers les Etats-Unis pour y être jugé? Pas une seconde nous le croyons. La célébrité et le talent (si grand soit ce talent) du cinéaste ne l'autorisaient pas à avoir des relations sexuels avec une mineure de treize ans. La célébrité et le talent ne le dispensent pas de répondre de ses actes devant la justice du pays ou les faits se sont produits.

Je veux bien que Frédéric Miterrand, notre tout nouveau ministre de la culture, se déclare théâtralement "stupéfait" de l'arrestation. Je veux bien que les "professionnels" se mobilisent dans un comité de soutien et que Claude Lelouch ose parler à propos de l'incarcération provisoire de Roman Polanski de méthodes... dignes de la Gestapo (rien que ça!). Qu'il me soit permis tout de même de trouver un peu (pour ne pas dire beaucoup) excessifs, voire indécents cette vague de protestations, ces numéros d'indignation pour sauver un "soldat Roman" trés loin d'être héroïque. Se contenter de plaider la clémence serait infiniment moins choquant.
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 23 septembre 2009
  Les deux "faits" (de grâce, ne parlons pas "d'événements" à propos de n'importe quoi), qui ont retenu cette semaine l'attention des médias, en dehors évidemment de l'invraisemblable feuilleton de la grippe A, ce sont le retour de Ségolène Royal et les adieux à la natation de Laure Manaudou. Qu'il nous soit  permis de regretter d'emblée la navrante disproportion dans le traitement de l'information. Insensé que les chaînes de télé aient consacré quatre fois plus d'espace, de temps et de passages en direct à la battue aigrie et inélégante des présidentielles qu'à la super-championne, pourtant infiniment plus fair-play, sympathique, talentueux, rayonnante et jolie.
 
   Qu'a apporté en effet jusqu'ici Ségolène Royal à notre pays ? Rien, absolument rien. Bien au contraire, elle l'a souvent desservi par des déclarations inopportunes et irréfléchies en Chine, au Moyen-Orient ou au Etats-Unis. Alors que Laure Manaudou a fait monter la France à plusieurs reprises sur la plus haute marche du podium. Aux jeux olympiques, aux championnats du monde et d'Europe que de "Marseillaise" grâce à elle ont retenti à l'étranger, presque partout où elle se produisait !

  Bref, entre Ségolène et Laure, il n'y a pas photo...sauf naturellement pour les médias habitués et abonnés décidément aux mauvais choix.
Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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