On aura beau compter, recompter, analyser, supputer, polémiquer, une déculottée restera toujours une déculottée et celle qu'ont pris le parti socialiste d'Aubry, Royal et Hamon et le Modem de
Bayrou et Kahn est impressionnante et, osons le dire, parfaitement méritée. Un combat politique ne se mène pas contre un homme mais avec un programme et au minimum quelques idées. L'anti-Sarkozysme
primaire et parfois insultant n'a pas payé. Ils ne seront sans doute pas nombreux en vérité nos compatriotes à regretter que Martine, Ségolène, Benoit, François et Jean-François se soient de la
sorte "ramassés". Et ils seront encore moins nombreux à regretter que Olivier Besancenot soit tombé du beau nuage sur lequel des sondages partisans et des spécialistes de la politique bidon
l'avaient imprudemment placé.
Dimanche, plus de 59% des Français ne se sont pas déplacés, pensant sans doute qu'aller se baigner, se promener, regarder une vidéo ou Drucker à la télé valait mieux qu'aller voter. Si je n'ai pas
autorité pour les condamner, j'ai encore moins envie de les féliciter. Car déserter les urnes, c'est fuir ses responsabilités et oublier tous ces peuples qui n'ont pas la chance de pouvoir, comme
nous, s'exprimer, c'est oublier surtout que des milliers d'hommes et de femmes avant nous ont sacrifié leur vie pour nous donner ou sauver la démocratie. Ces 59% de Français qui n'ont même pas jugé
bon d'accomplir leur devoir de citoyen(en déposant par exemple un bulletin blanc) ne méritent pas l'attention paticulière que les media leur ont accordée des heures durant après le scrutin.
L'abstention, c'est le contraire du courage et les abstentionistes ne sont pas héros. Les vrais héros, c'est la veille des Européènnes, le 6 juin en Normandie, qu'on les honorait. Ils étaient venus
des Etats-Unis,de Grande-Bretagne, du Canada et d'Australie pour nous délivrer des nazis.
Que les mémoires sont courtes et ingrates décidemment dans notre pays!
Par Philippe Nicoli
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Publié dans : les-barres-sur-les-t
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