L'Amérique ne tourne pas qu'autour d'Obama. C'est rassurant et personne ne s'en plaindra. Il a fallu pourtant la disparition de Michael Jackson et le retour dans le Tour de France de Lance
Armstrong pour rafraîchir les idées des responsables de la télé et des stations de radio qui se sont soudain jetés sur les deux évènements avec une exagération une voracité et une rapacité qui
frôlaient souvent l'imbécillité et avaient même de quoi indisposer.
Evidemment, c'est le décès brutal du roi de la pop qui les a le plus surexcités. Depuis l'annonce de sa mort, le jeudi 25 juin, jusqu'au jour de ses obsèques célébrées ce lundi, on en a entendu des
banalités débitées au cours des journaux de 13h et de 20h et des émissions spéciales réalisées, on en a vu défiler et découvert des "témoins privilégiés", se prétendant amis de la star ou proches
de lui, tous ces cucul la praline à l'affût de plateaux pour se montrer et essayer de se valoriser.
Pourquo le cacher, je n'ai pas aimé l'hommage officiel retransmis en direct de Los Angelès à destination du monde entier. Il n'avait ni la spontanéité ni la simplicité ni l'émotion vraie
qu'aurait mérité le chanteur foudroyé. C'était encadré, cloisonné, organisé au millimètre près. çà sentait la récupération commerciale à plein nez. Oui, pourquoi le cacher, la
présence (inévitable) du père m'a gêné. Elle vous a peut-être aussi gênés. L'avant-veille, il en avait profité pour informer les journalistes du prochain lancement d'une maison de production
portant le label de qui vous savez...
Sans Armstrong, le Tour de France s'ennuyait, végétait. Avec lui, les caméras ont retrouvé l'envie de filmer. Elles sont en permanence braquées sur lui. N'en déplaise aux grincheux, aux jaloux et
aux aigris, à tous ces démolisseurs qui ne savent rien mais disent tout et qui croyaient être venus à bout du septuple vainqueur de la Grande Boucle en lui versant des tombereaux de boue
dessus.
Par Philippe Nicoli
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Publié dans : les-barres-sur-les-t
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