L'un se fait relever une paupière qui tombait mal depuis quelque temps, l'autre lâche ses cheveux et se fait raboter les dents comme "tonton" Mitterrand. L'un ravive ses vêtements pour paraître plus à la mode et conquérant, l'autre sacrifie une petite verrue qui au bout de son nez détonnait. L'un pleure comme un enfant devant de jeunes militants pour montrer qu'il a des sentiments, l'autre maigrit de dix kilos et ne se déplace plus qu'en vélo pour prouver qu'elle est écolo.
Chez les candidats à la présidentielle c'est le chambardement "chébran". Comme les ovins et les bovins au Salon de l'Agriculture, les prétendants à l'Elysée espèrent que ceux qui vont voter les jugeront plus sur leurs simagrées, leurs colifichets et leur fessier que sur leurs idées, absentes il est vrai aux abonnés.
Après les avoir pris pour des veaux, arrivera-t-on cette fois-ci à prendre les électeurs pour des bourricots? Impossible n'est pas français, hélas, comme chacun sait.
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L'affaire du CPE l'a blessé mais ne lui a pas fait mieux comprendre les réalités. Dominique De Villepin continue à se féliciter de l'arrivée de la monnaie européenne et de l'action de son ministre de l'économie. Il n'a pas encore vu que la conjuguaison de l'euro et de Thierry Breton ont fait faire au pouvoir d'achat des français le plus gros plongeon de ces trente dernières années.
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C'est l'ancien ministre de la Culture qui le dit: quand Nicolas Sarkozy fait venir au meeting de son parti Doc Gynéco et Johnny, c'est pour se servir d'eux sans scrupules, presque avec mépris. Mais quand lui-même rameute Bénabar, Balasko, Renaud et Arditi, c'est sans arrière-pensées, pour leur permettre simplement de s'exprimer en toute liberté.
Jack Lang ne veut sans doute pas prendre tous les français pour des abrutis mais en tout cas il fait comme si.
