Bio Express

Journaliste depuis 1960, Philippe Nicoli a obtenu une Plume d’Or en 1986. Il est natif de Rezza, un petit village de Corse du sud, son " coin de paradis ". Il était l’époux de Marie-José Nicoli, " Madame Consommation ", décédée le 26 avril 2003, et père de deux filles, Laetitia et Laurence. 

En deux mots...

"les barres sur les T", c'est...

 une chronique hebdomadaire, suite logique des "Points sur les i" que j'ai rédigé pendant de longues années dans le quotidien le Méridional qui rayonnait sur plusieurs départements de la région PACA.

Elle est aussi la suite souhaitée par mes fidèles lecteurs et amis du recueil publié il y a deux ans et encore disponible "les Points sur les i" (si vous souhaitez vous le procurer, contactez la librairie qui le distribue au 04.91.62.65.19. Possibilité de dédicace.)

les-barres-sur-les-t

Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 19:39

François Hollande à l’Elysée, Jean-Marc Ayrault à Matignon : ce n’est plus à la compétence que se joue aujourd’hui une élection ni au mérite que se fait une nomination.

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Gros orage quand il remontait les Champs Elysées, foudre sur son avion : la prise de fonction du nouveau président n’a pas déchaîné les foules mais elle a déchaîné les éléments.

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En  1974, il a tourné le dos à  Chaban, en 1981 il a fait élire Mitterrand et en 2012, il a appelé à voter Hollande. C’est un beau triplet qu’aura réalisé Jacques Chirac en trahissant trois fois son camp.

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A chacun son avis. Villepin estime que Hollande a l’étoffe d’un Chef d’Etat et moi je pense  que Villepin a l’étoffe d’un dindon.

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On ne savait plus  depuis 2007 si Bayrou montait ou descendait, on le sait  maintenant : il descend en dégringolant.

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François Hollande est né à Tulle. Le premier qui l’ignorerait encore aura affaire à moi et me le copiera cent fois !

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Je ne sais pas si vous réagissez comme moi, mais l’insistance avec laquelle François Hollande parle de sa « normalité » commence à m’inquiéter. Normal qu’il soit normal le nouveau président, non ?

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Pierre Joxe, Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement…Que de vieux pour les  vœux à Hollande à la Mairie de Paris !

Vent de panique dans les rédactions de « Médiapart » de « Libération », du « Monde » et surtout de « Marianne ». Les journalistes redoutent que toutes les boules puantes que pendant cinq années ils ont envoyées à Nicolas Sarkozy leur reviennent  prochainement sur le nez. Au point de les faire sentir mauvais de la tête aux pieds.

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Rien que de découvrir les noms des hommes et des femmes composant le gouvernement Ayrault, l’envie de baîller m’a pris. A ce train, à la fin  du quinquennat, c’est toute ma mâchoire qui sera décrochée !

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Sa « haine de la finance » n’était qu’un affichage. C’est un… « banquier d’affaires, Pierre-René  Lemas , qu’Hollande a en effet nommé secrétaire général de l’Elysée !

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Un Ministère du…. « redressement  producteur » ! Qu’est-ce que c’est que ça ? Arnaud Montebourg,  qui en a hérité, ne le sait toujours pas.

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Il avait promis un Gouvernement resserré à 15 Ministres, il en a nommé 35 ! Sous Hollande rien ne changera. Les promesses continueront à n’engager que ceux qui y croient.

 

Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 13:50

Ca y est, la France est libérée, Sarkozy va s’en aller. Comme au pays de Candy, le joli feuilleton des tout petits, les gentils ont triomphé des méchants, notre bonheur est assuré. Avec François Hollande, c’est l’innocence de l’enfance, la pureté des anges, l’esprit charitable de Saint-Vincent de Paul qui illumineront dans quelques jours le palais de l’Elysée. Finie la précarité. Le règne de la solidarité est arrivé. On va se chauffer, s’éclairer, se nourrir, se loger gratis quand on est un déshérité. Les factures, les taxes d’habitation, les impôts à payer, il suffira de les envoyer à Aubry, Royal, Fabius, Ayrault, Montebourg, Valls, Peillon (le joli nom) et Moscovici. Ainsi qu’aux présidents des associations , aux syndicats, aux journalistes de la presse écrite, des radios, des chaînes de télé, aux responsables des instituts de sondages qui ont tant soutenu et servilement soutenu tous ces hommes et femmes de gauche, exemplaires serviteurs de l’humanité souffrante et humiliée. Les braves gens que nous avons cités ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Sur simple demande, par retour de courrier, ils nous expédieront leur carte bleue avec à la clé, le code de retrait indiqué. Et c’est dans les appartements souvent luxueux de nos nouveaux dirigeants que les sans- papiers seront invités à s’installer, en toute liberté. Ne riez surtout pas, essayez plutôt de pleurer, s’il vous reste quelques larmes à verser depuis le dimanche 6 mai 20 heures, où vous avez appris qu’après François 1er, il y aurait un deuxième François à la tête du pays !

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 22:20

                Si j’étais François Bayrou, je crois que j’aurais depuis longtemps compris que  ce n’est pas en restant entre deux chaises  que l’on est le plus utile et le mieux assis. Si j’étais François Bayrou, j’accepterais de descendre enfin du piédestal sur lequel je me suis moi-même mis. Si j’étais François Bayrou, je  renoncerais à me prendre pour Jupiter, dieu du ciel, de la terre, de la lumière, de la foudre et du tonnerre et je renoncerais donc à demander que « tout ce qui respire s’en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur ». Si j’étais François Bayrou, j’admettrais  comme d’autres l’ont fait avant moi, qu’être au centre n’est pas forcément être le centre du monde. Si j’étais François Bayrou, je consentirais une petite cure de modestie et je cesserais de ressasser  des discours d’auto satisfaction en évitant de prétendre être dépositaire unique de toutes les bonnes solutions. Si j’étais François Bayrou, je  m’intéresserais au sort de mon pays, pas seulement tous les cinq ans, au moment de l’échéance présidentielle. Et je ne laisserais surtout pas les rancunes personnelles et mon antipathie à l’égard d’un  concurrent  (en l’occurrence Nicolas Sarkozy) guider mes prises d’oppositions et mes choix. Si j’étais François Bayrou, je me déterminerais uniquement en fonction du programme proposé et des idées avancées. Si j’étais François Bayrou, je regarderais l’intérêt supérieur de la Nation.

Mais je ne suis pas il est vrai François Bayrou. Et je m’en porte plutôt bien  ma foi.

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 22:19

Si j’étais comme Jean-François Copé, je ne passerais pas mon temps à répondre à « Libération » mais je veillerais à ce que les élus de la majorité se battent sur le terrain pour gagner d’abord la présidentielle … au lieu de se répandre en déclarations dans la presse écrite, les radios et les chaines de télévision, pour annoncer qu’ils soutiendraient les…socialistes en cas de duel  aux législatives avec le Front National. Si j’étais comme Jean-François Copé à la tête de l’UMP, j’éviterais soigneusement  de montrer que mon esprit est déjà tourné vers la Présidentielle de ….2017 et le combat que j’aurais à mener contre François Fillon pour me faire désigner candidat du parti à l’Elysée. Si j’étais comme Jean-François Copé à la tête de l’UMP, je mettrais dans la petite ligne droite qui reste les mains vraiment à fond dans le cambouis pour prêcher la bonne parole dans les régions où les scores de Sarkozy ont été mauvais plutôt que de parader au premier  rang dans les meetings du Président  sortant et de ma satisfaire des acclamations et des embrassades des militants.

Mais je ne suis pas comme Jean-François Copé à la tête de l’UMP et n’ai jamais  d’ailleurs  été adhérent d’aucun parti. Au vu de ce que j’ai vécu et  subi comme beaucoup de français  depuis 1981 et Mitterrand, je ne suis pas disposé à changer ma façon de penser à l’égard de cette masse  d’hommes et de femmes politiques pour la plupart « énarquisés » et qui continuent leur petite « cuisine » hors des réalités.

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 22:18

Si j’étais François Hollande, je ne serais pas tellement rassuré d’avoir à mes côtés des « amis » comme Laurent Fabius, qui en privé mais à portée de beaucoup d’oreilles, me traitait de « fraise des bois », ou comme Martine Aubry et Benoît Hamon qui, au moment des primaires socialistes, ne manquaient pas une occasion de me qualifier de « grand mollasson ». Si j’étais François Hollande, je ne serais pas fier du soutien de Jean-François Khan, girouette bien connue, hier encore supporter numéro un de François Bayrou, puis de Ségolène Royal et qui s’est mis à dos toutes les femmes de notre pays en osant dire que les débordements et les errements sexuels de DSK étaient en quelque sorte sans gravité dans la « tradition française et légère », de la simple « main au cul » ! Si j’étais François Hollande, je serais inquiet de l’appel à voter pour moi de la CGT qui a vu fondre en quelques années le nombre de ses adhérents, lassés par la répétition des arrêts de travail et des manifestations décidées pour un oui pour un non, sans jamais recourir à la consultation démocratique à bulletins secrets et scandalisés par les piquets de grève tenus par des « gros bras » empêchant de travailler les travailleurs voulant travailler. Si j’étais François Hollande, je serais atterré et le proclamerais, de compter sur la liste de mes « admirateurs » le nom de Tariq Ramadan, le prédicateur partisan de la lapidation des femmes musulmanes infidèles. Si j’étais François Hollande, j’aurais accueilli avec plus d’effroi que de joie le ralliement de ces syndicats d’enseignements sectaires et radicaux s’étant vanté d’avoir eu la peau de Claude Allègre, ministre de l’Education dans le gouvernement Jospin et qui considèrent les écoles, les collèges et les lycées comme des terrains de jeux et de prospection pour répandre leur idéologie si néfaste pour nos enfants et notre pays. Si j’étais François Hollande, je me demanderais si tous ces journalistes qui, pendant quatre ans, ont tapé avec tant de haine sur mon concurrent, le président  sortant et me déclarent maintenant leur flamme ouvertement ne vont pas me nuire plus que de me booster.

Mais je ne suis pas François Hollande, il est vrai .Et c’est tant mieux pour moi !

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 00:28

Certains ont parfois des soudaines crises d’asthme, de subites rages de dents, les banques quant à elles ont constamment des fureurs d’agiomanie. D’avoir été au fond du trou lors de la débâcle financière de 2008 et n’avoir  dû leur salut (il faut le dire et le répéter) qu’à la rapide décision prise par Nicolas Sarkozy de leur prêter  des milliards d’euros de l’Etat - et donc de vous et moi - ne les a pas  rendues plus indulgentes avec les découverts infiniment plus modestes de leurs clients. Même la caisse d’épargne, autrefois si familiale, compréhensive et patiente pour les régularisations, joue aujourd’hui la carte des sanctions. Aux agios s’ajoutent les « intérêts débiteurs ». Sans compter ces fameux et juteux « droits de garde » imposés aux usagers. Et sans compter les délais hyper longs pour récupérer la vente des actions.

Pas sûr que tous ces abus de pouvoir répétés puissent se prolonger à l’infini. Les banques seraient à mon avis bien inspirées d’engager avec les associations de consommateurs les plus représentatives, l’U.F.C. que choisir en particulier, un dialogue direct et franc susceptible d’apaiser les usagers.

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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 00:28

Nos cardinaux, nos évêques, nos prêtres ont-il encore la foi, celle qui soulève les montagnes et fait parler et entendre partout la parole de Dieu ?

Il est permis hélas d’en douter à voir leur quasi inertie devant le sort réservé aux chrétiens dans les pays arabes en révolution. Assassinats, brimades, interdictions se succèdent sans que l’Eglise de France s’en émeuve « démesurément ».  Que les églises se vident ne semble pas la préoccuper au-delà du simple constat. Et on a de plus en plus la sensation que nos cardinaux, nos évêques, nos prêtres regardent les catholiques filer vers les églises évangélistes en plein essor comme les vaches regardent passer les trains sans même…  ruminer un seul instant ! 

Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 00:25

Les jeunes, les retraités, les artisans, les artistes, les agriculteurs, les salariés, les réunionnais, les martiniquais, les guadeloupéens, ils vont tous les raser gratis, s’ils gagnent les élections. Mitterrand  avait pris les Français pour des dindons, Hollande et Mélenchon veulent aller plus loin : ils veulent farcir les dindons.

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Le porte-parole des députés socialistes qualifie quotidiennement de « nuls » les propos de Nicolas Sarkozy avant même de les avoir entendus. En matière de nullité, il est vrai, Jean-Marc Ayrault s’y connaît. Durant cinq années à l’Assemblée, il n’a cessé de la personnifier.

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On sait dorénavant ce qu’Hollande fera la première année du quinquennat s’il accède à l’Elysée. Il n’a rien prévu en revanche les quatre dernières années.

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Selon les rumeurs insistantes, Martine Aubry serait Premier ministre en cas de victoire de Hollande, Valls serait à l’Intérieur et Laurent Fabius aux Affaires Etrangères ; Quant à Ségolène Royal, elle se retrouverait au perchoir de l’Assemblée Nationale. L’endroit rêvé pour caqueter. On ignore en revanche le sort réservé à Pierre Moscovici, fidèle lieutenant de l’ex-patron du FMI. Pourquoi pas ambassadeur spécial de DSK auprès du chef de l’Etat !

Sarkozy ou Bayrou veulent être les présidents de tous les Français, Hollande ne parle que de la gauche. Il n’a pas encore compris la différence qu’i l y a entre diriger un parti et diriger un pays.

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Taxer les hauts revenus à 75 %, en plus de la C.S.G., cela s’appelle une spoliation. Ce n’est ni l’U.M.P, ni le MODEM, ni le FRONT NATIONAL qui disent cela à François Hollande, mais…. Patrick Bruel, le chanteur, qu’on ne peut pas soupçonner d’anti-socialisme primaire.

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La gauche ne serait pas choquée d’avoir un président de la République de gauche, une Assemblée nationale de gauche et un Sénat de gauche. En plus des Médias évidemment que la gauche a déjà !

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« Enfariné » et même cocufié en 1981 par Mitterrand, il n’est toujours pas guéri. Il vient de décider de collaborer à « Médiapart » site internet où sévit le haineux Edwy Plenel au lieu d’essayer de prendre de la hauteur , Guy Bedos reprend de….. l’aigreur. Triste fin pour un humoriste qui ne manquait pourtant pas de talent.

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Arnaud Montebourg est si imbu de sa personne et se gonfle tellement d’importance qu’à chaque fois qu’il parle on n’est jamais surpris : on est sûr qu’il va dire une connerie….

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Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand j’écoute des écolos comme Noël Mamère et Eva Joly, j’ai plus envie de faire sauter la planète que de la sauver.

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Hollande se prend pour Mitterrand, Ségolène Royal se prend toujours pour Jeanne d’Arc, Mélenchon se prend pour Danton. Plus terre à terre, Eva Joly se prend les pieds dans les tapis.

        

 

Par Philippe Nicoli - Publié dans : les-barres-sur-les-t
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